DU BIEN VIEILLIR - Médecine esthétique du visage

Le Docteur Olivier Claude intervient dans un article du magazine Profil "Du bien vieillir" sur les évolutions des injections de toxine botulique et d'acide hyaluronique.

Du bien vieillir médecine esthétique du visage

"Vieillir c’est savoir perdre ”, écrivait le très regretté Georges Wolinski. Mais, on le sait toutes, c’est aussi gagner en expérience, en sérénité, savoir qui l’on est et ce que l'on désire vraiment. Pour certaines d’entre nous, avancer en âge, c’est surtout le faire le plus élégamment possible. Ne pas hésiter à avoir  recours à la médecine esthétique ou à la chirurgie ­ la Suisse est, d’ailleurs, l’un des premiers marchés  de la chirurgie esthétique dans le monde. Une excellente raison pour questionner quatre spécialistes sur ces techniques sans cesse en évolution.

Toxine botulique : une nouvelle façon d’injecter

Docteur Olivier Claude : “ Plus connu sous le nom de botox, ce traitement neurorégulateur tend à diminuer les rides. Son but n’est pas de les supprimer complètement mais de diminuer celles qui sont susceptibles d’entraîner des expressions négatives, notamment entre les sourcils ou sur le front. Une approche récente consiste à jouer sur la balance musculaire. Au niveau du visage, nous avons des muscles élévateurs et d’autres, abaisseurs qui ont tendance à se renforcer avec les années. Première zone d’émotion, le regard peut être plus ouvert si on injecte de la toxine botulique au niveau du muscle orbiculaire qui a tendance à peser sur l’extrémité du sourcil. D’une manière générale, on agit sur les muscles abaisseurs pour diminuer leur action. De la même façon, on peut traiter la région du sourire en agissant sur le muscle qui entraîne une chute de la commissure des lèvres. Cela libère l’action des muscles élévateurs. On peut aussi interférer sur une mandibule un peu masculine en l’affinant. On estime la tenue du traitement aux environs de 6 mois, mais tout dépend de la façon dont la patiente résorbe la molécule ou de ses attentes ; selon qu’elle souhaite ou non un résultat très constant.                         

Acide hyaluronique : de nouveaux usages et davantage de naturel

Naturellement présente dans le corps humain, l’acide hyaluronique diminue avec l’âge jusqu’à n’en conserver que 10 % à la ménopause. Fantastique outil pour redonner du rebondi, combler des rides, les injections font quasiment des miracles, pour autant qu’elles soient faites au bon endroit, par des praticiens expérimentés. Docteur Olivier Claude : “ Auparavant, on l’utilisait avant tout pour remplir des vides. Combler un sillon nasogénien, par exemple. Ou tenter d’agir sur un regard fatigué. Désormais les acides hyaluroniques de la dernière génération, mieux réticulés, d’une grande stabilité, s’emploient surtout pour redonner du support au visage. En prenant de l’âge, on a tendance à perdre du volume sur le dessus de ce dernier. La tempe, la partie latérale et supérieure des pommettes se creusent. Avec l’acide hyaluronique, on peut redonner du soutien aux deux tiers du visage, notamment à la région périorbitaire. Il y a quelques années encore, on avait tendance à trop gonfler la joue, par exemple. Le visage s’en trouvait alourdi. En donnant du soutien à la partie supérieure, on aura besoin de moins de produit sur la partie inférieure. Présentant une meilleure viscoélasticité, les nouveaux acides garantissent un résultat très naturel. Ils se déplacent avec les tissus du visage.

Les extraits sont issus de l'article "Bien vieillir" du magazine Profil (Suisse) N°140 - Journaliste Marie-France Rigataux-Longerstay

Article complet (p. 56/60)